L’objectif du projet ARCHE (ID GEF 10908) n’est pas seulement de répondre à l’urgence climatique actuelle, mais d’assurer que la chaîne de valeur des huiles essentielles à Madagascar reste résiliente, compétitive et autonome bien au-delà de 2027. Notre vision est celle d’une « Industrialisation de la Résilience » intégrée au cœur du développement économique national.
1. Notre vision de la pérennité
Pour transformer durablement le secteur, ARCHE s’appuie sur quatre principes fondamentaux :
- Appropriation nationale : Intégration de la résilience dans la stratégie nationale des huiles essentielles et pilotage par le GEHEM et le MEDD.
- Viabilité financière : Transition vers des mécanismes d’investissement autofinancés et durables.
- Réplication et extension : Déploiement des modèles technologiques éprouvés (irrigation solaire, distillation économe) à l’ensemble des régions productrices.
- Partenariats pérennes : Consolidation des liens entre les producteurs, les exportateurs et les marchés internationaux.
2. Feuille de route pour l’après-2027
Pilier Institutionnel : une gouvernance solide
Le projet veille à ce que les cadres réglementaires survivent à son financement :
- Stratégie nationale : Adoption et mise en œuvre du décret pour le développement durable des huiles essentielles.
- Plateforme de coordination : Pérennisation du secrétariat technique pour assurer le dialogue entre public et privé.
- Politiques publiques : Intégration systématique des recommandations d’adaptation dans le Plan National d’Adaptation (PNA) de Madagascar.
Pilier Financier : des investissements durables
La résilience climatique nécessite un flux financier continu :
- Fonds nationaux : Opérationnalisation du FNED (Fonds National pour l’Électricité Durable) et du FIR (Fonds d’Investissement Agricole) pour soutenir les MPME.
- Partenariats bancaires : Collaboration avec des institutions comme VOLA MAHASOA S.A. pour maintenir l’accès aux prêts pour les technologies d’adaptation.
- Finance innovante : Exploration de nouveaux mécanismes comme les obligations liées à la biodiversité (ex: Lemur bonds).
Pilier Technique : autonomie des acteurs
- Structures d’appui (SAE) : Les quatre structures partenaires continueront d’agir comme incubateurs locaux pour former les nouveaux entrepreneurs.
- Portail HEAZ : Maintien du portail « Huiles Essentielles de A à Z » comme source centrale d’information réglementaire et commerciale.
- Réseaux locaux : Consolidation des centres techniques régionaux pour la maintenance des équipements solaires et de distillation.
Pilier Connaissances : un héritage intellectuel
- Formation académique : Intégration des modules de résilience climatique dans les cursus universitaires et les centres de formation technique.
- Partage entre pairs : Animation continue d’un réseau de praticiens pour diffuser les leçons apprises et les bonnes pratiques.
3. Jalons et indicateurs de durabilité
Indicateurs de succès post-projet :
- Nombre de producteurs adoptant les technologies au-delà des 34 000 initiaux.
- Volume des investissements privés mobilisés annuellement pour l’adaptation.
- Stabilité ou croissance des revenus d’exportation (> 450M USD visés en 2030) malgré les aléas climatiques.


